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26.3.13

HK SAGA/4// the old lady















The old lady with the trolley.

There are many of them, you can see them walking in the small streets of Sheung Wan, for instance, like isolated island, firmly stuck to their cart.
I have a big lack of information about those women, and you'll understand that it's difficult for a decently educated girl to ask someone:
''What the hell are you doing all day long, pushing your trolley? Who are you delivering to ? Or why are you trailing around your amazing collection of cardboards?
And why are you bent double? Don't you want to see the horizon? Cause I guess You know everything about your feet now, and they won't escape, trust me…
And why don't you walk straight? 

I AM TERRIBLY VILE, I know.

There are many delivery men and women all over HK, carrying carts along the streets, stoping every ten minutes to pick up their falling stuffs. In the past, they used the tramway track to stick their wheels and follow the line. It was a source of traffic jam, and HK government set up a law to prohibit any vehicle with a wheels spacing equal to the tram. it's pretty smart, now there is traffic jam on the sidewalks.

Anyway, let's focus on the human, this little lady, who could be between 60 and 2765 years old. On the drawing, her back is approximatively fold at 45°. But I saw half circled backs and I always wonder if their legs stand vertically when they sleep.
The old lady is not the kindest person you could meet in HK, but why would she be nice? When you see her for the first time, you can't prevent a feeling of mixed compassion and guilt. But don't worry it's just your silly judeo christian european non sense morality that sticks to you. When you hear the first squawk that clearly says 'go away, you, ridiculous western slut'' in international language, the feeling vanishes. 

One thing is obvious, the old lady is physically broken, and she keeps on working to survive. I guess they are quite isolated and marginalized, but that is just a guess from an ignorant woman, so, if you have more information, please….


PS: My personal translator (editor's not: Brad Pitt), definitely left me for a weird woman with massive lips and french surname. I am looking for a new handsome hollywood movie star translator. Until then, let me propose you a new game: 
''find the google translated words, and you can win a glass of wine with me on my roof top (8th floor no lift, FYI)!''




La vieille dame au trolley

en fait, il n'y en n'a pas qu'une, elles sillonent les rues de sheung wan (et autres), autant d'îlots solitaires,  accrochées à leur chariot comme au mat d'un radeau en plein naufrage.
J'ai peu d'info, meme si je les vois tous les jours, vous comprendrez que c'est un peu délicat d'alpaguer quelqu'un pour lui demander:
''Au fait, qu'est ce que tu fous, toute la journée, à pousser ton chariot?
Tu livre des trucs à qui? ou alors pourquoi tu promènes ta collection perso de cartons?
Et pourquoi t'es pliée en deux? Ca te brancherai pas de voir l'horizon un jour, tes pieds ils bougeront pas de toutes manières, et puis c'est pas comme si tu les avais jamais vu?
Et pourquoi tu marches pas droit? Hein? parceque c'est bien mignon tout ca, mais les trottoirs de HK sont pas les plus grands du monde, et parfois c'est pénible un peu quand même, de piétiner en dansant d'un pied sur l'autre pour voir comment te dépasser sans risquer de se prendre un coin crochu du chariot dans le mollet.

MON IGNOMINIE EST SANS BORNE, comme vous pouvez le constater.

Des livreurs au trolley, il y en a plein, autrefois, ils empruntaient les chemins des tramways, et calaient leur roues dans le sillons métallique. Niveau circulation, c'était le calvaire, alors le gouvernement à promulgué une loi interdisant les chariots dont l'espacement des roues étaient égal à celles du tram. Malin non?
Du coups, bah ils sont sur le trottoir… Je pense que c'est pas commode pour eux, et pour les passants c'est une épreuve, déjà que marcher d'un pas rapide à HK est quasi impossible (il y aura un post la dessus un jour, promis, c'est un thème récurrent pour les parisiens à HK).

Mais bref, on n'est pas la pour parler trafic jam. Interessons nous à l'humain, cette petite personne à l'âge incertain, mais qu'on qualifiera de 'vieux' parcequ'on n'a pas encore 30 ans, et l'insolence de ceux qui n'ont jamais souffert de douleurs arthritiques. Au début, on ressent un mélange de compassion et de culpabilité en les voyants. Sur le dessin, le dos de la dame est à 45°, mais sans exagérer, j'ai vu des demis cercles plongeant vers le bas, le visage parallèle au sol. Je me demande si la nuit, leurs jambes montent à la verticale. 
Comme la vieille dame au trolley n'est pas particulièrement aimable (en meme temps, pourquoi le serait elle, je vous le demande) et qu'on a vite fait de se heurter à un grognement rauque qui signifie clairement : ''pousse toi pétasse" en langue internationale, on passe par une phase de 'prise en grip'. 
Une chose est sure, ces gens déjà physiquement cassés par la vie et le travail continuent à bosser pour gagner leur pain (leur riz, en fait), ils sont isolés et je doute qu'ils aient une famille qui les soutiennent. Mais finalement, ce ne sont que des supputation de langue de putois, alors si vous avez plus d'info sur éternels silhouettes du paysage hongkongais, elles seront les bienvenues…

22.1.13

SaI Ying Pun Power

First time I saw her, I thought, 'wow, why does she have to make things so complicated, wearing hills  is already a torture for most women… ' But then I realized: life is complicated anyway, for everybody, even for those who have everything, money, power, love, and 2 legs; LIFE IS COMPLICATED.
Because, it's all about a matter of choice. And this girl certainly made a good choice: she chose femininity. 
I know what you're thinking: wearing hills don't make you a woman.
You're right, actually, your vagina makes you a woman. Wanna talk about it? Does your vagina make you a Channel icon?
Wrong: feminity is something you build, you work on for ages, you adapt to your personality. And above all, you choose it. And it's the choice, like any kind of choice, that makes someone attractive. Sometime we try to avoid to choose, we hope life is going to take a decision for us. Sometime we believe that things are the way there are because destiny made them that way. We think 'life betrayed me, took me my love or my leg, I can't do anything about it, it's not my fault'. But at the end of the day, we always choose: to seize the opportunity or not, to order the salmon supplement in a cesar salad, to love, or to fear. 
And now every time I see this beautiful woman, I know that I don't take a second look at her because of her missing leg, but because of her choice.


Cette femme vit dans mon quartier. Et elle déchire.
La première fois que je l'ai croisé, je me suis dit 'balèze la nana, déjà que marcher avec des talons de 12 en temps normal c'est un calvaire, faut avoir une méchante envie de se compliquer la vie'
Et puis j'ai réfléchi (oui, je sais, je le fais toujours après coup, mais que voulez vous, on change pas une équipe…), et je me suis rendue à l'évidence; LA VIE, C'EST COMPLIQUÉ. Meme si tu as le pognon, le pouvoir et l'amour (souvent, avec les deux premiers, le 3ème vient tout seul, c'est dingue), et même si, chose incroyable, tu as tes deux jambes, la vie c'est plein de choix bidons mais déterminants, qui font que quoiqu'il arrive, c'est jamais simple.
Cette fille, visiblement, elle a trouvé son camps: la féminité. Parce que la féminité, ma petite dame, c'est pas juste un truc qui te tombe du ciel quand tu fais tes chicots sur les langes de mamie.  Alors je sais, vous allez dire 'attend, c est n'imp, porter des talons aiguilles pour faire un babyfoot au bar du coin ne fait pas de toi une femme'. On est d'accord. 
C est ton vagin qui fait de toi une femme. Tu veux qu on en parle? Vazy chuis chaude.
Ton vagin fait-il de toi une égérie Chanel? L'amorce énigmatique d'une nuque pâle dans un écrin de velours? Une perle sauvage amoureusement cultivée dans le bac à huitre du café de Flore? 
WALOU, ta féminité, tu la construis, tu la bosses dur et tu la modèles pour la faire tienne. Tu braves ton gros nez ou ta voix de fumeur de gitanes, tu assumes tes poteaux ou ta grossièreté spontanée. 
Et c'est pas moi qui le dit, c'est Simone, alors, question autorité en la matière, on ne fait pas le poids. 
Mais avant de devenir femme, on le choisit, et c'est ça, le sex appeal de la féminité.
Parfois, on croit refuser les choix, on se dit que la vie décidera bien pour nous, et qu'au final, le vent nous portera. La vie a  trahit ma confiance, volé mon amant ou coupé une jambe, c'est pas de ma faute, je dois vivre avec. Que neni que neni, cocotte. Au final, on décide:  de saisir l'opportunité qui vient à nous ou de l'ignorer, d'opter ou pas pour le supplément saumon dans la salade César, d'aimer, ou d'avoir peur. 
Et quand je croise cette jolie nana dans la rue, je pense maintenant que si on se retourne, moi et tous les autres clampins de Sai Ying Pun, en la voyant, ce n'est pas pour sa jambe en moins, mais pour son choix, juste pour son choix.

Elle écrit bien cette dame, dis donc

http://www.philo5.com/Les%20philosophes%20Textes/Beauvoir_OnNeNaitPasFemme.htm